rétrospective






rétrospective
Les archéologues qualifient d’in situ les objets mobiliers retrouvés à la place où ils étaient censés être en usage. En muséologie in situ désigne la conservation des éléments archéologiques en lieu et place de leur découverte. En art contemporain, il semble que le terme in situ ait été utilisé pour
la première fois par Barbara Rose dans
sa monographie sur Claes Oldenburg au sujet d’une oeuvre sur le campus de la Yale University réalisée en 1969.

« In situ signale un lien organique explicite entre les éléments donnés et leur situation…» ; cette définition énonce le caractère organique donc complexe de la création sur un site. Dans un contexte donné, l’oeuvre
ne peut avoir d’autre réalité qu’inscrite dans les circonstances pour lesquelles elle est prévue. Le lien entre contextes et éléments constitutifs de l’oeuvre, s’il s’avère capital,
ne signifie aucunement une qualité de révélation du lieu mais un processus combinatoire entre opacité et visibilité.
Au coeur de ces notions se noue le dialogue, l’artiste se lie au site et c’est bien l’oeuvre qui contient des traits du site sur lequel elle est implantée.

La production d’oeuvres in situ à Saint-Flour renouvelle les approches esthétiques et les points de vue sur la ville, son histoire, son patrimoine architectural et paysager. Le fait
de créer pour l’espace public revêt un caractère « autoritaire » parce qu’imposé pour un temps au regard de tous. Ce n’est rien de moins que la marque de toute action publique dans l’espace public. Le caractère événementiel, entendu ici comme une perturbation de l’espace commun, concède
à la manifestation une plus large audience auprès d’un public peu habitué aux lieux dédiés à l’art d’aujourd’hui. Les artistes avisent dans une situation renouvelée de création entre le principe coutumier de l’atelier et celui ponctuel et singulier du centre d’art dans la ville.

Les artistes invités ne sont pas soumis
au seul cadre architectural mais aux pratiques sociales, à l’histoire du lieu, aux propositions des oeuvres patrimoniales. L’ensemble figure le nouveau contexte de l’atelier, un nouveau cadre de production. La ville de Saint-Flour devenant le cadre renouvelé du centre d’art, une sorte de parc d’attraction où sont testés non les attractions du divertissement forain mais celles de la création. Les deux ayant une finalité commune, l’acte de fréquenter, c’est-à-dire d’expérimenter des émotions enfouies. Les artistes à l’instar des forains sont attendus dans le registre de l’enchantement. Ici, l’enchantement est entendu comme
le puissant pouvoir d’influence inexplicable s’exerçant sur l’esprit et sur les sens mais aussi sur la qualité à rejouer les caractères
de la cité. C’est bien dans cette dialectique entre enchantement et capacité à rejouer, c’est-à dire à remettre en jeu ce qui est, que les artistes ont été choisis.
Chemin d’art ambitionne d’agir sur l’imaginaire du territoire tant du point de vue du paysage que des pratiques et des usages qu’en ont les habitants, permanents ou occasionnels.
Le paysage quotidiennement arpenté n’est plus vu quand à celui qu’on est venu regarder, il se cache.















Télécharger le pdf d'aperçu des sérigraphies du fonds "Chemin d'art".



Christian GARCELON,
directeur artistique de la biennale Chemin d'art.


Administration :


Daisy DELPIROU,
administration et comptabilité, Centre d’Enseignement et de Diffusion Artistique du pays de Saint-Flour/Margeride (CEDA).
Régie :

Romuald RIVIÈRE,
directeur des services techniques de la ville
de Saint-Flour

Hervé BLANCO,
régisseur programmateur Centre d’Enseignement et de Diffusion Artistique du pays de Saint-Flour
/ Margeride (CEDA)

La médiation :

Sandrine DAUREIL,
animatrice de l’architecture et du patrimoine

et Laurie GACON, animatrice jeune public,
Pays d’art et d’histoire du Pays de Saint-Flour

Communication :

Benoît PARRET,
service communication Communauté
de communes du Pays de Saint-Flour.

Christelle FOURNET,
service communication ville de Saint-Flour.

Supaire FRAPPE〜,
Designer graphique, Clermont-Ferrand

Photographies par Sebastien CAMBOULIVE
(sauf contrindication)

logos
contacts


Production et organisation générale :

Centre d’Enseignement et de Diffusion Artistique du pays de Saint-Flour/Margeride (CEDA)
Tél : 04 71 60 75 00
Mail: d.delpirou@ccpsf.fr

Direction artistique de la Biennale :


Christian GARCELON
Tél : 04 71 60 75 00
Mail : d.delpirou@ccpsf.fr

Label Pays d’art et d’histoire Communauté
de communes du Pays de Saint-Flour :

Sandrine DAUREIL
Tél : 04 71 60 56 88
Mail: s.daureil@ccpsf.fr
Site: www.cc-paysdesaint-flour.fr

Office de Tourisme :

du Pays de Saint-Flour
Tél : 04 71 60 22 50
Site : www.saint-flour.com



Service communication Communauté
de communes du Pays de Saint-Flour :


Benoît PARRET
Tél : 04 71 60 56 87
Mail: b.parret@ccpsf.fr

Service communication Ville de Saint-Flour :

Christelle FOURNET
Tél : 04 71 60 61 37
Mail : communication.ville@saint-flour.fr